Une équipe de recherche codirigée par le Professeur Ian Watson, PhD, de l’Institut du cancer Rosalind & Morris Goodman (ICG), a récemment reçu du la prestigieuse Subvention Défi de la Société canadienne du cancer (SCC). Cette subvention financera un projet novateur visant à transposer les immunothérapies contre le mélanome aux tumeurs associées à la neurofibromatose de type 1 (NF1). Le projet est codirigé par la Dr. Daniela D’Agostino, qui supervise la clinique NF1 pour adultes au Centre universitaire de santé McGill (CUSM).
La neurofibromatose de type 1 (NF1) est une maladie génétique héréditaire qui provoque des tumeurs bénignes pouvant, dans certains cas, évoluer vers des tumeurs agressives appelées tumeurs malignes des gaines nerveuses périphériques (TMGNP). Ces tumeurs demeurent la principale cause de décès chez les patient·es atteint·es de la NF1 et les options thérapeutiques demeurent limitées.
Plusieurs liens importants ont été établis entre la NF1 et le mélanome, un type de cancer de la peau agressif. Les TMGNP et le mélanome proviennent des mêmes cellules souches et contiennent des mutations génétiques très similaires. Le gène NF1, impliqué dans la maladie NF1, est également muté dans certaines tumeurs de mélanome, et les patient·es porteur·ses de cette mutation répondent mieux à l’immunothérapie. L’équipe de recherche du professeur Watson a récemment identifié un mécanisme moléculaire expliquant comment le gène NF1 influence l’interaction avec le microenvironnement tumoral du mélanome, ce qui pourrait aider à comprendre comment les mutations du gène NF1 peuvent améliorer la réponse à l’immunothérapie.
Les options de traitements étant très limitées pour les TMGNP associées à la NF1, il est crucial de rapidement trouver des meilleures solutions pour ces patient·es. Grâce à des technologies de pointe, ce nouveau projet de recherche permettra de déterminer quel·les patient·es atteint·es de la NF1 et de TMGNP pourraient bénéficier d’immunothérapie, qui s’est révélée extrêmement efficace dans le traitement du mélanome métastatique.
« Nous voulons que les traitements profitent à un maximum de patient·es atteint·es de cancer, et nous y parviendront en comprenant mieux pourquoi les immunothérapies sont bénéfiques pour certain·es patient·es et pas pour d’autres », explique le professeur Watson. « Le financement de la recherche sur la NF1 est très rare, et cette subvention de la SCC nous a permis de réunir une équipe d’expert·es issu·es de plusieurs disciplines cliniques et de recherche afin de mieux comprendre comment transposer les traitements efficaces contre le mélanome aux patient·es atteint·es de la NF1 ».
Ces recherches font appel à l’expertise de pointe internationale de l’ICG, du CUSM et de l’Institut-Hôpital neurologique de Montréal (Le Neuro), notamment celle des docteur·es Marie-Noëlle Hébert-Blouin, Livia Garzia, Marie-Christine Guiot, Elena Netchiporouk, Kevin Petrecca, Simon Roy, et Kevin Watters, ainsi qu’à une collaboration avec le docteur Ming Tsao du Centre de cancérologie Princess Margaret. Cette subvention n’aurait pas été possible sans le soutien de Sally Nystrom, patiente partenaire, ainsi que de Véronique Maheux et Gabrielle Labonté, de l’Association de la neurofibromatose du Québec (ANFQ).
Cette recherche est financés par la Subvention Défi de la SSC, avec le soutien du University Health Network (UHN) et de la Fondation de l’UHN par le biais du fonds ERASEnf.