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Un nouveau chapitre pour l’oncologie de précision au Canada

Annonce de la Phase II du Réseau des centres d’oncologie du Marathon de l’espoir

L’Université McGill, l’Institut du cancer Rosalind et Morris Goodman, l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM), l’Hôpital général juif et l’Institut Lady Davis, ainsi que leurs partenaires du Consortium Marathon de l’espoir-Québec, sont fiers de participer à la deuxième phase du Réseau des centres d’oncologie du Marathon de l’espoir (MOHCCN). La deuxième phase de cette initiative a été annoncée le 24 septembre 2026 par l’Institut de recherche Terry Fox et le gouvernement du Canada.

Le MOHCCN, un projet national lancé en 2019, vise à révolutionner la recherche sur le cancer et à faire progresser l’oncologie de précision partout au Canada. S’appuyant sur les succès de la première phase, qui s’est terminée en mars 2026, ce nouvel investissement fédéral renforcera notre capacité à concevoir et à offrir des traitements personnalisés aux personnes atteintes de cancer, tant au Québec qu’au Canada. McGill contribue à façonner l’avenir de l’oncologie de précision Depuis 2020, les chercheurs et cliniciens de McGill ont joué un rôle de premier plan dans l’avancement de la mission du MOHCCN. Leurs travaux ont contribué à la création de précieuses ressources de données génomiques et cliniques indispensables à l’avancement de l’oncologie de précision.

Le Consortium Marathon de l’espoir Québec a procédé au séquençage de tumeurs et d’échantillons germinaux correspondants et a partagé de manière sécurisée les données génomiques et cliniques de plus de 4500 patients. Plus de la moitié des cas ont été fournis par des médecins et des chercheurs de McGill. Ces tumeurs couvrent une vaste gamme de cancers, allant du cancer du sein, du poumon, de la prostate, du pancréas et des voies biliaires, de l’estomac, de l’ovaire, du côlon, de la peau, de la tête et du cou, ainsi que des lymphomes, des cancers rares et des sous-types rares de cancer. Les chercheurs de la communauté de McGill ont également dirigé plusieurs projets pancanadiens réunissant des chercheurs et des cliniciens de partout au pays, afin de répondre à des questions spécifiques qui auraient été difficiles à résoudre sans une collaboration interprovinciale.

Vingt projets pancanadiens ont été sélectionnés dans le cadre d’un concours national axé sur quatre domaines prioritaires : la résistance aux traitements, les biomarqueurs dynamiques, l’orientation thérapeutique guidée par les caractéristiques moléculaires des tumeurs, ainsi que les cancers rares ou peu étudiés. Cinq de ces projets ont été dirigés par des chercheurs et des cliniciens de McGill, Armen Aprikian, Simone Chevalier, Morag Park, Jonathan Spicer, Simon Tanguay et Ian Watson. Cinq autres projets ont bénéficié d’une importante contribution de la part de nos cliniciens, notamment Mark Basik, Melica Nourmoussavi Brodeur, Susie Lau, Nader Sadeghi et George Zogopoulos.

En plus de diriger des projets pancanadiens, les chercheurs de la communauté McGill ont piloté plusieurs cohortes régionales qui ont contribué à la cohorte de référence du MOHCCN. Parmi eux figurent aussi Gerald Batist, Lorenzo Ferri, William Foulkes, Livia Garzia, Nathalie Johnson, Wassim Kassouf, Petr Kavan, Philippe Lefrançois, Catalin Mihalcioiu, Jean-Sébastien Pelletier, Alan Spatz et Sabrina Wurzba.

Les chercheurs de McGill ont obtenu deux des huit subventions de développement technologique octroyées à l’échelle nationale pour soutenir le déploiement de nouvelles technologies en oncologie de précision. En collaboration avec Ioannis Ragoussis, George Zogopoulos a étudié comment la technologie de séquençage de l’ADN germinal à longues lectures peut révéler des mutations liées au risque de cancer dans des gènes de prédisposition que les approches traditionnelles de séquençage à courtes lectures peuvent ne pas détecter. Morag Park et son équipe ont utilisé des techniques de pointe de transcriptomique spatiale et des méthodes informatiques pour analyser l’expression génique spatiale du cancer métaplasique du sein, une forme rare et agressive de cancer du sein.

Ian Watson a dirigé l’un des cinq projets pilotes financés par le programme de partage et d’utilisation des données du MOHCCN. En collaboration avec Guillaume Bourque, Hamed Najafabadi et Yasser Riazalhosseini, son équipe a exploité les jeux de données du MOHCCN pour déceler des mutations conductrices rares susceptibles d’améliorer le diagnostic du mélanome et d’orienter plus efficacement les choix thérapeutiques.

De plus, quatre jeunes cliniciens-chercheurs provenant d’hôpitaux affiliés à McGill ont reçu une bourse du programme de formation pour chercheurs cliniciens du MOHCCN, soit Philippe Lefrançois, Basile Tessier Cloutier, Simon Roy et April Rose. Parsa Bagherzadeh et Emmanuelle Rousselle ont, pour leur part, été parmi les premiers récipiendaires des prix du MOHCCN en santé numérique et en informatique.

Grâce à leur expertise en matière de séquençage, de bioinformatique et d’analyse génomique à grande échelle, les chercheurs de l’Institut de médecine génomique Victor-Philippe-Dadahleh de l’Université McGill ont joué un rôle clé dans l’élaboration de l’infrastructure et des procédures d’analyse nécessaires à la génération et à l’examen des données génomiques qui permettront d’approfondir notre compréhension du cancer et de stimuler le développement de thérapies personnalisées.

Sous la direction du professeur Guillaume Bourque, l’équipe du Centre canadien de génomique computationnelle (C3G) a analysé plus de 2,9 pétaoctets de données et mis en place l’infrastructure permettant le partage sécurisé de ces données entre les établissements participants partout au pays. En parallèle, les spécialistes des données de l’IR-CUSM, sous la direction de David Buckeridge, ainsi que ceux de l’Hôpital général juif, ont joué un rôle déterminant dans l’intégration et le jumelage des données cliniques et génomiques que nous avons générées.

Outre leurs contributions scientifiques, les membres de la communauté de McGill ont joué un rôle clé en matière de leadership, de gouvernance et d’implication des patients partenaires au sein du MOHCCN. Nicole Beauchemin et Nathalie Lamarche-Vane, toutes deux chercheuses et survivantes du cancer, ont été les premières coprésidentes du groupe de travail des partenaires patients du MOHCCN. Ensemble, elles ont mobilisé et dirigé une communauté de 34 personnes ayant une expérience vécue ou actuelle du cancer provenant de partout au Canada, veillant à ce que la perspective des patients et patientes contribue à orienter les priorités, les activités et les décisions du réseau.

Les équipes opérationnelles au cœur du succès du réseau

L’Université McGill, en tant que l’un des deux secrétariats de coordination du MOHQ, joue un rôle clé dans le soutien et la gestion des initiatives des établissements partenaires à l’échelle provinciale. À titre de coprésidente du consortium, Morag Park a joué un rôle clé dans le développement d’un réseau collaboratif réunissant des chercheurs, des cliniciens et des partenaires institutionnels de partout dans la province.

Bien que le leadership scientifique et clinique ait joué un rôle essentiel dans la création du réseau, son succès repose tout autant sur le travail d’une équipe de professionnels et de professionnelles dévoués, œuvrant dans l’ensemble des établissements participants. Gestionnaires de projet, coordonnateurs et coordonnatrices, membres du personnel de recherche et de soutien administratif assurent la coordination des nombreuses activités nécessaires au bon fonctionnement du consortium, allant de la collecte des échantillons et des données cliniques jusqu’à l’analyse des données, en passant par la gestion des données, des contrats et du financement. Leur expertise, leur rigueur et leur engagement permettent au MOHQ d’atteindre ses objectifs, de respecter ses obligations envers les organismes subventionnaires et d’assurer une collaboration efficace entre les partenaires du réseau.

Du Consortium montréalais sur le cancer au Marathon de l’Espoir Québec

Les origines du MOHCCN au Québec remontent au Consortium contre le cancer de Montréal (CCM), un projet pilote financé par la Fondation Terry Fox en 2018, dirigé par Ian Watson et John Stagg, ce dernier étant alors au CRCHUM.

Le CCM a démontré la faisabilité et l’immense valeur des collaborations à grande échelle en oncologie de précision et en immunothérapie en regroupant des chercheurs et des cliniciens de deux universités et de quatre hôpitaux.

Grâce à un financement du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec obtenu par l’entremise du Fonds d’accélération des collaborations en santé (FACS) en 2019, le Consortium québécois contre le cancer (CQC) a poursuivi le développement d’infrastructures et de capacités essentielles à sa participation au MOHCCN, notamment en matière de biobanques, de collecte et de partage des données cliniques, de gouvernance et de partenariat avec les patients.

Les succès du CCM et du CQC, de même que les initiatives menées par le Réseau de recherche sur le cancer, un réseau financé par les Fonds de recherche du Québec (FRQ), ont créé les conditions gagnantes qui ont permis au Québec de jouer un rôle de premier plan au sein du MOHCCN. De nombreux chercheurs et chercheuses du Québec occupent des fonctions stratégiques au sein du MOHCCN, notamment au sein des groupes de travail, du comité directeur et du conseil du réseau. Leur leadership reflète la richesse de l’expertise, des infrastructures et de la culture de collaboration qui se sont développées à travers la province grâce à des années d’investissements concertés et de partenariats durables.

Vers la phase II

Alors que débute la phase II du MOHCCN, l’Université McGill et ses hôpitaux affiliés, aux côtés de leurs partenaires du Centre hospitalier de l’Université de Montréal, de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, du Centre hospitalier universitaire de Québec–Université Laval, de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, de l’Université de Sherbrooke et du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, se réjouissent de poursuivre leur contribution à cette initiative nationale. Nous continuerons de mettre notre expertise au service du réseau afin de faire avancer l’oncologie de précision et d’en élargir l’accès aux personnes atteintes de cancer, au Québec.

Nous remercions le gouvernement du Canada, l’Institut de recherche Terry Fox, le Réseau des centres d’oncologie du Marathon de l’espoir, les organismes subventionnaires et les fondations, ainsi que les établissements participants pour leur soutien continu. Nous tenons également à souligner la contribution des centaines de chercheurs et chercheuses, de membres du personnel de recherche, de gestionnaires, de professionnels administratifs et de patients partenaires, dont l’engagement rend cette initiative possible.

Nous remercions également le gouvernement du Québec et le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie. Leur investissement dans le cadre du programme FACS a contribué à la mise en place de l’infrastructure et des partenariats qui ont permis au Québec de jouer un rôle important au sein du MOHCCN dès ses débuts. Ensemble, nous contribuons à façonner l’avenir de la recherche sur le cancer et de l’oncologie de précision au Québec et au Canada.

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