Cette année, nous sommes fiers de mettre à l’honneur quatre doctorantes de l’Institut du cancer Rosalind et Morris Goodman (ICG) qui ont reçu les prestigieuses Bourses de recherche doctorale de la Société de recherche sur le cancer (SRC).
Les Bourses de recherche au doctorat de la SRC est l’une des distinctions les plus convoitées au Canada pour les doctorant·e·s en cancérologie ; elle récompense les étudiant·e·s dont les recherches innovantes font progresser notre compréhension du cancer.
Faire progresser la recherche sur le cancer du sein
Alice Nam est doctorante en biochimie en quatrième année au sein du laboratoire du professeur William Muller, PhD. Ses travaux portent sur les mécanismes à l’origine de l’apparition et la progression du cancer du sien. Plus précisément, elle travaille sur les principales voies de croissance et de prolifération cellulaire, ainsi que leurs interactions avec le microenvironnement tumoral. En comprenant mieux comment les signaux provenant de l’intérieur ou de l’extérieur des cellules s’influencent mutuellement, Alice vise à mieux identifier les cibles thérapeutiques pour les patientes à différents stades de la maladie.
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les femmes au Canada et l’un des cancers les plus étudiés à l’ICG. Ariadna Pollato, doctorante en biochimie de troisième année supervisée par les professeurs Arnim Pause, PhD, et William Muller, PhD, étudie le rôle de la protéine suppressive de tumeur FLCN. Elle étudie cette protéine dans les cancers du sein luminaux, ainsi que les mécanismes par lesquels la perte de FLCN entraîne la croissance tumorale, la survie cellulaire et la résistance aux traitements. Elle espère révéler les mécanismes menant à la résistance aux traitements et à la progression tumorale, ce qui contribuerait à l’élaboration de stratégies thérapeutiques plus efficaces et mieux ciblées.
Mieux comprendre l’immunité et le cancer
Le système immunitaire constitue l’une des premières lignes de défense du corps contre le cancer, mais il peut également jouer des rôles complexes dans le développement et la progression des cancers. Sonali Uttam, doctorante de deuxième année en médecine expérimentale sous la direction du professeur Michel Tremblay, PhD, étudie les cellules tueuses naturelles (cellules NK), ces combattantes de première ligne du système immunitaire contre le cancer, et cherche à comprendre pourquoi leur efficacité varie autant d’une personne à l’autre. En ciblant des protéines appelées PTPN1 et PTPN2, qui agissent comme freins sur l’activité des cellules NK, Sonali vise à « surcharger » ces cellules pour en faire des tueuses de cancer plus puissantes. Ses travaux ouvrent la voie à des immunothérapies à base de cellules NK plus sûres et plus efficaces pour les patient·e·s atteint·e·s de cancers difficiles à traiter.
Rachel Catterall est doctorante en deuxième année au sein du programme interdisciplinaire des sciences du cancer, sous la supervision des professeurs Luke McCaffrey, PhD, et Heather Melichar, PhD. Ses recherches explorent le rôle du système immunitaire dans le cancer du sein à un stade précoce et à récepteur hormonaux positifs, un sous-type pour lequel l’activité immunitaire a longtemps été mal comprise. En identifiant les régions où les cellules immunitaires sont concentrées dans les tissus mammaires cancéreux, Rachel vise à découvrir comment ces microenvironnements influencent la progression de la maladie. Ses résultats pourraient ouvrir la voie à des options d’immunothérapie longtemps négligés pour ce type de cancer, élargissant ainsi à terme les choix thérapeutiques pour les patientes.
Une preuve d’excellence
Le fait que quatre étudiantes de l’ICG aient remporté ce prix en une seule année constitue une réussite remarquable, d’autant plus que seulement 50 bourses ont été attribuées au Canada en 2025. Cela témoigne de la qualité de l’encadrement, de l’esprit de collaboration et de l’environnement de classe mondiale que notre institut favorise.
Alice, Rachel, Sonali et Ariadna – félicitations ! Vos recherches nous rapprochent de meilleurs traitements et, à long terme, d’un avenir sans cancer.