Chaque jour, les chercheuses et chercheurs de l’Institut du cancer Rosalind et Morris Goodman (ICG) repoussent les limites de ce que la science peut accomplir. Ils et elles séquencent des génomes, cultivent des cellules cancéreuses, testent des traitements et innovent, afin de nous rapprocher d’un monde sans cancer. Mais ce travail essentiel a un coût environnemental dont on parle rarement : les laboratoires sont parmi les espaces les plus grands besoins en ressources et en énergie de la planète.
Une étude récente estime qu’une seule personne travaillant dans un laboratoire de recherche sur le cancer peut produire jusqu’à 15 kilogrammes de déchets de culture tissulaire en plastique à usage unique par année. Si l’on extrapole ce chiffre à l’échelle d’un institut de recherche, le total peut grimper très rapidement.
À l’ICG, nous croyons que la lutte contre le cancer ne doit pas nuire à notre planète – nous pouvons repousser les limites de la connaissance de manière plus durable.
C’est cette conviction qui a motivé la mise sur pied de l’initiative verte de l’ICG, un programme mené par nos propres étudiant·es, en étroite collaboration avec d’autres initiatives de laboratoires verts. Leur objectif ? Réduire l’empreinte environnementale de l’ICG en faisant des pratiques écologiques la norme, et non l’exception. Les progrès sont déjà perceptibles. À l’échelle de l’Université McGill, les efforts visant à élargir la gamme de matière recyclables acceptées incluent désormais des items tels que les gants, les boites à embouts et les embouts de pipettes, qui ne finiront plus dans les dépotoirs – à condition qu’ils n’aient pas été en contact avec des matières dangereuses. De petits changements de procédure, comme éteindre les équipements non essentiels pendant la nuit ou ajuster les températures des congélateurs à très basse température, réduisent discrètement la consommation d’énergie des laboratoires.
L’initiative verte de l’ICG, en collaboration avec la Goodman Cancer Student Society (GCSS), ne se contente pas de rendre la recherche plus durable : elle s’efforce de réduire l’impact environnemental de la vie à l’ICG. Grâce à des événements tels que la distribution de plantes ou d’échanges de vêtements, les étudiant·es, les chercheur·es et le personnel peuvent accéder facilement à des pratiques durables, tout en renforçant la communauté de l’ICG.
À l’occasion du Jour de la Terre, l’ICG vous invite à considérer le développement durable comme le prolongement de notre mission : éradiquer le cancer et prendre soin de notre planète sont deux façons de protéger la vie humaine.
Pour en savoir plus sur notre initiative verte : https://www.goodmancancer.ca/fr/notre-initiative-verte