À quoi ressemble une journée à l’Institut du cancer Rosalind et Morris Goodman? Il y a 2 semaines, 30 élèves d’une école secondaire et leurs enseignant·es ont eu la chance de vivre l’expérience.
Le 26 mars 2026, l’ICG a accueilli le Symposium parlons cancer co-organisé par la Dynamique équipe de sensibilisation et d’information sur la recherche (DÉSIR) de Montréal et Parlons Sciences – McGill, dans le but d’ouvrir les portes de la science universitaire aux jeunes et de leur montrer à quoi ressemble réellement la recherche sur le cancer vue de l’intérieur. Au programme de cette journée figuraient des présentations de projets, une conférence de MICAM sur les modèles animaux en recherche, des ateliers pratiques en laboratoire, des visites de laboratoires, ainsi que des activités visant à lutter contre la désinformation scientifique et à mieux faire connaître le cancer.
« Je pense que le domaine de la recherche universitaire peut paraître opaque, et qu’il y a beaucoup à gagner à démystifier les fonctionnements de la recherche scientifique », explique Aristophane Chay, étudiant à l’ICG et l’un des deux co-responsables du programme de sensibilisation des jeunes de DÉSIR. « Notre objectif est d’inspirer la prochaine génération de scientifiques. »
L'un des moments marquants était une table ronde qui a réuni des intervenant·es que l'on a rarement l'occasion d'entendre s'exprimer ensemble : des doctorant·es, une chercheuse principale, un clinicien-chercheur, un conseiller en génétique et une patiente partenaire. Cette discussion a permis aux élèves de découvrir les multiples façons dont les gens sont confrontés au cancer, non seulement en tant que scientifiques, mais aussi en tant qu'aidant·es, patient·es et membres de la communauté.
En coulisses, ce sont 17 bénévoles de DÉSIR et de Parlons Sciences McGill ont rendu tout cela possible. S’appuyant sur l’expérience de l’ICG et d’autres domaines de recherche, l’équipe a coordonné chaque activité, présentation et atelier, un véritable travail d’équipe.
Cet événement témoigne que la culture scientifique en matière de cancer profite à tous et toutes : comprendre la biologie, la prévention et le contexte clinique du cancer qui est une connaissance qui vaut la peine d'être acquise.
Pour les organisateurs et organisatrices, organiser ce genre d'événements est tout aussi gratifiant que d'y participer. Expliquer des sujets complexes à un public non spécialisé mais curieux, c'est là tout l'intérêt de la vulgarisation scientifique.