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Deux chercheurs de l’ICG obtiennent 2 millions de dollars en financement pour améliorer les stratégies thérapeutiques

Les professeurs Arnim Pause, PhD, et Lawrence Kazak, PhD, de l’Institut du cancer Rosalind & Morris Goodman (ICG), ont tous deux obtenu cet automne des Subventions de projet des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

Ce concours de subventions de projet très compétitif affiche un taux de réussite de 13,6% dans la province de Québec, ce qui souligne le potentiel prometteur des projets et des équipes de recherche retenues.

Le projet du Professeur Lawrence Kazak, intitulé « La signalisation coordonnée des GPCR dans le tissu adipeux régule la dépense énergétique et le comportement alimentaire » (Coordinated GPCR signaling in adipose tissue regulates energy expenditure and feeding behavior), vise à approfondir notre comprehension du tissue adipeux en tant que cible pour les traitements contre l’obésité. L’obésité est une maladie de plus en plus répandue, qui augmente le risque de développer d’autres maladies comme le diabète de type 2 et les maladies cardiaques. L’équipe du Professeur Kazak a déjà identifié un mécanisme permettant d’augmenter la dépense énergétique des cellules adipeuses et de déclencher une diminution des tissus graisseux. Dans des efforts pour prolonger cette étude, le Professeur Kazak explique l’impact que le projet nouvellement financé aura : « La compréhension des mécanismes régissant la fonction, la plasticité, et la thermogénèse des adipocytes pourrait révéler des moyens d’améliorer la qualité de la perte de poids, de préserver le tissu sain, d’augmenter la dépense énergétique et de dissocier l’adiposité de ses conséquences pathologiques. »

Le projet du Professeur Arnim Pause, intitulé « Cibler la voie AMPK-FLCN-TFE3 de détection de l’oxygène pour surmonter l’adaptation des tumeurs à l’hypoxie » (Targeting the AMPK-FLCN-TFE3 Oxygen-Sensing Pathway to Overcome Hypoxic Tumor Adaptation), porte sur le cancer du sein triple négatif (CSTN), l’une des formes les plus agressives de cancer du sein. L’hypoxie, c’est-à-dire la présence de zones à faible taux d’oxygène qui favorisent la progression du cancer, est l’une des caractéristiques déterminantes des tumeurs CSTN. L’équipe du professeur Pause a déjà identifié une nouvelle voie moléculaire qui permet aux cellules cancéreuses de s’adapter à l’hypoxie, impliquant principalement l’AMPK, le gène suppresseur de tumeur FLCN et le facteur de transcription TFE3. Ensemble, ces éléments permettent aux cellules tumorales de reprogrammer leur métabolisme, et de survivre dans des conditions de privation d’oxygène. Le soutien des IRSC permettra à l’équipe du professeur Pause de déterminer comment cette voie est régulée et de définir son rôle dans la croissance tumorale, les métastases et la résistance à la chimiothérapie. « En comprenant mieux et en ciblant cette voie, nous espérons mettre au point de nouvelles stratégies thérapeutiques qui éliminent de façon sélective les cellules cancéreuses les plus résistantes au traitement et améliorent les résultats pour les patientes atteintes d’un cancer du sein triple négatif », explique le Professeur Pause.

 

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